Réforme PASS/LAS 2027 : les doyens plaident pour un report à 2028

Études de santé

Censée faire naître une voie d'accès unique aux études de santé à la rentrée 2027, la réforme du PASS et de la LAS bute sur un écueil majeur : la Conférence des doyens de médecine la juge difficile à déployer dans les temps.

Ces derniers militent pour un report à 2028. Bersot Formation fait le point sur les répercussions réelles de cette réforme pour les lycéens franc-comtois qui préparent une entrée en médecine à Besançon.

2027
Échéance que conserve le gouvernement
2028
Année de report demandée par les doyens
3
Blocs prévus dans la future première année
5
Filières MMOPK visées par la réforme

En résuméRéforme PASS/LAS : les points essentiels

  • Les doyens de médecine trouvent l'échéancier trop court et souhaitent voir la réforme PASS/LAS glisser à la rentrée 2028.
  • Le gouvernement, lui, campe pour l'heure sur une application dès la rentrée universitaire 2027.
  • Aucune conséquence pour la rentrée 2026 : à Besançon comme partout, le PASS et la LAS demeurent en vigueur cette année-là.
  • Un point particulièrement sensible : les universités doivent finaliser leurs maquettes dès l'automne 2026, avant l'ouverture de la carte des formations sur Parcoursup.

L'avertissementUn calendrier que les facultés estiment intenable

Sous la présidence d'Isabelle Laffont, la Conférence des doyens de médecine a exprimé de sérieuses réserves sur la faisabilité de cette refonte de la première année d'accès aux études de santé, programmée pour 2027. À ses yeux, le temps imparti aux facultés est insuffisant. Cette demande de report à 2028 est relayée par l'Académie nationale de médecine, qui juge elle aussi l'échéance trop hâtive.

Leur logique est concrète : rendre l'accès plus simple ne change rien si les capacités d'accueil ne suivent pas. Or les facultés pointent un manque de terrains de stage, d'enseignants-chercheurs et de personnels administratifs, sans engagement financier précis de l'État. En l'absence de moyens supplémentaires garantis dans la durée, les doyens redoutent une application précipitée dès 2027.

Rendre la sélection plus fluide ne produira aucun effet si les universités n'obtiennent pas les ressources humaines et budgétaires pour respecter l'échéance.

Le point de frictionParcoursup, au centre des crispations

L'obstacle est autant organisationnel que politique. Pour que la voie unique remplace le PASS et la LAS sur Parcoursup dès 2027, chaque établissement doit avoir figé ses nouvelles maquettes pédagogiques avant l'automne 2026, date d'ouverture de la carte des formations. Le créneau est très court : selon les doyens, toutes les facultés ne disposent pas des ressources humaines et financières pour conduire un tel chantier en quelques mois.

Voici les grands jalons qui nourrissent les tensions du moment :

  • 17 avril 2026
    Les ministres Baptiste et Rist actent la réforme : disparition du PASS/LAS et voie unique prévue pour 2027.
  • Automne 2026
    Échéance pour que les universités aient arrêté leurs maquettes, avant l'ouverture de la carte des formations Parcoursup.
  • Rentrée 2027
    Démarrage prévu de la voie unique : date conservée par le gouvernement, mais discutée par les facultés.
  • Rentrée 2028
    Report sollicité par les doyens et l'Académie nationale de médecine, pour une transition plus tenable.

La question du nombre de places reste par ailleurs sur la table : les doyens rappellent que simplifier l'accès n'a d'intérêt que si l'offre de places en filières MMOPK augmente en même temps, ce qui suppose, là encore, des financements.

La transformation de fondUne voie unique structurée en trois blocs

Dévoilée le 17 avril 2026 par Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) et Stéphanie Rist (Santé), cette réforme de grande ampleur remplace le tandem PASS/LAS par une voie nationale unique, ouverte sur Parcoursup. L'objectif affiché : clarifier un accès aux études de santé devenu difficilement lisible. Cette première année inédite, dont l'intitulé définitif reste à fixer, s'appuierait sur trois blocs complémentaires.

Santé

le tronc scientifique commun aux cinq filières MMOPK, présenté comme allégé par rapport au PASS d'aujourd'hui.

Disciplinaire

les enseignements d'une licence au choix (biologie, droit, sciences humaines…), exprimée en sous-vœu Parcoursup.

Transversal

anglais, éthique, communication et compétences relationnelles, pour des soignants mieux préparés.

Chaque candidat pourrait tenter sa chance deux fois : une première à la fin de l'année initiale, une seconde en fin de deuxième année de licence, avec un redoublement possible une fois. Le principe central, lui, ne change pas : la sélection persiste, et le niveau scientifique attendu demeure exigeant. Pour mieux comprendre le fonctionnement actuel du PASS à Besançon, consultez notre page dédiée.

Rentrée 2026Aucun changement pour les entrants de 2026

Vous rejoignez le PASS ou une LAS à la rentrée 2026 à l'Université de Franche-Comté ? La réforme ne vous concerne pas : le fonctionnement de Parcoursup, les examens et les modalités de sélection restent identiques. Le premier bac réellement affecté par la fin du PASS/LAS serait celui de 2027, sous réserve que le calendrier soit confirmé.

La situation à Besançon. À l'Université de Franche-Comté, l'accès aux études de santé s'organise aujourd'hui autour de deux voies : le PASS, majoritairement tourné vers la santé avec une mineure au choix parmi huit licences, et la LAS, une licence disciplinaire assortie d'une mineure santé. Tant que la voie unique n'est pas officiellement appliquée, ce dispositif reste celui en vigueur à Besançon. Pour comprendre en détail le fonctionnement des LAS à l'UFC, consultez notre page dédiée.

Pour les élèves de première et de terminale qui se destinent à la médecine à Besançon, l'incertitude sur la date ne modifie en rien la préparation de fond. Que la voie unique arrive en 2027 ou plus tard, les matières scientifiques (mathématiques, physique-chimie, SVT) restent le socle à consolider dès le lycée. Et au fil des réformes successives (PACES, PASS/LAS, voie unique), une constante demeure : réussir en santé passe par une prépa médecine Besançon rigoureuse, alignée sur les exigences réelles de l'UFC.

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Une prépa médecine Besançon ancrée à l'Université de Franche-Comté

Report ou non, la réussite tient à une méthode, une régularité et un suivi calés sur les spécificités de la faculté de Besançon.

  • Une préparation calée sur l'UFC : nos programmes suivent les attendus, coefficients et modalités propres à l'Université de Franche-Comté.
  • Une veille constante sur la réforme : nous ajustons nos enseignements à chaque nouvelle annonce officielle depuis plus de trente ans.
  • Un accompagnement resserré : effectifs maîtrisés, suivi individuel et parrainage tout au long de l'année.
  • Une maîtrise des deux voies locales : PASS et LAS, chacune avec sa logique de sélection à Besançon. Découvrez par exemple notre préparation annuelle PASS.

Reportée ou non, la réforme des études de santé ne modifie pas le fond de l'enjeu pour les futurs étudiants franc-comtois : la sélection reste bien réelle et le niveau scientifique attendu demeure élevé. L'incertitude sur le calendrier n'est pas une raison d'attendre, mais bien une invitation à se préparer avec sérieux dès le lycée.

Anticiper son entrée en santé, c'est déjà se donner une longueur d'avance.

Vos questionsRéforme PASS/LAS : questions fréquentes

La réforme du PASS et de la LAS sera-t-elle repoussée à 2028 ?+
Ce n'est pas tranché. Les doyens et l'Académie nationale de médecine militent pour 2028, mais le gouvernement s'en tient pour l'instant à 2027. Aucune décision ferme n'a été rendue.
J'entre en PASS ou en LAS en 2026 à Besançon : la réforme me concerne-t-elle ?+
Non. À l'Université de Franche-Comté, le PASS et la LAS s'appliquent normalement pour la rentrée 2026. Parcoursup et les règles de sélection restent inchangés cette année-là.
Que deviendront le PASS et la LAS en 2027 ?+
Ils laisseront place à une voie d'accès unique et nationale, proposée sur Parcoursup et bâtie autour de trois blocs : santé, disciplinaire et compétences transversales. Son nom officiel n'est pas encore arrêté.
La kinésithérapie est-elle intégrée à la réforme ?+
Oui. Les cinq filières MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie) sont toutes concernées par la nouvelle voie unique d'accès aux études de santé.
À quelle date la voie unique entrera-t-elle en application ?+
Le gouvernement maintient à ce stade une entrée en vigueur à la rentrée universitaire 2027, malgré la demande de report à 2028 formulée par les doyens et l'Académie nationale de médecine.
Pourquoi les doyens veulent-ils repousser la réforme ?+
Parce qu'ils jugent le calendrier 2027 irréaliste : déficit de terrains de stage, d'enseignants et de personnels, et absence d'engagement clair sur les moyens dans la durée. Sans ces garanties, ils craignent une mise en place bâclée.
Bersot Formation · Prépa médecine Besançon depuis 1991
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